Quand les incompétents qui dirigent les États et gèrent les marchés ne pourront plus cacher les problèmes importants derrière de fausses urgences, quand on aura autant emprunté aux générations suivantes pour financer le superflu des plus riches qu'elles seront assez en colère pour se venger, quand la violence du climat rejoindra celle des armes pour nourrir le désespoir des chômeurs et des déclassés, alors des révolutions auront lieu. Le moment approche : une crise économique, financière, écologique, politique, se met en place qui pourrait bientôt balayer notre civilisation. Et pourtant, notre monde a tant de moyens de s'en sortir : tant de ressources humaines, morales, culturelles, technologiques qui ne demandent qu'à s'exprimer, au service du bien. Encore faudrait-il avoir le courage d'affronter maintenant tous les enjeux et se décider, enfin, à ne pas reporter sur les générations futures le paiement des turpitudes du présent