Cécile Coulon avait alors 27 ans, elle était connue comme romancière depuis déjà plusieurs années, et son premier recueil, Les Ronces, suscita un intérêt et un engouement dépassant de loin le cercle « habituel » des lecteurs de poésie. Son second recueil, Noir volcan, est tout aussi éruptif, celui d'une poésie affranchie, libératrice, terrienne. Il est évident à la lire, que Cécile Coulon ne peut vivre sans poésie.
Ces poèmes ont été écrits sur les routes : dans les wagons, les chambres d'hôtels, au comptoir des buffets des gares, partout où le besoin, et l'envie, de revenir chez soi surgit. C'est un ensemble de longs trajets, de courtes nuits où désir et joie se mêlent jusqu'à se confondre. Noir volcan, c'est mon lieu : il n'y a pas un jour qui passe sans que s'impose en moi la pensée des géants endormis. J'ai écrit ces poèmes pour que chaque lecteur puisse trouver son noir volcan, et s'y sentir chez soi.